Eugénisme Une menace pour la race humaine

 1900

Dès la fin du XIXe siècle on considère les malades mentaux comme une menace de l’espèce humaine. Afin de garantir la qualité des générations ultérieures, les Nations étaient obligées de se protéger en stérilisant les aliénés ou même en les tuant dans des cas extrêmes.

Les adeptes se réclamaient, sans fondement scientifique, du darwinisme.

« L’État populaire doit veiller à ce que seuls les individus bien portants aient des enfants. (…) L’État doit agir dans ce domaine comme le gardien d’un avenir millénaire (…) Il doit mettre les moyens les plus modernes au service de cette idée. Il doit déclarer inapte à la procréation ce qui est manifestement malade, atteint d’un mal héréditaire et qui risque de transmettre ce mal à sa descendance. » Ce sont là les idées d’Adolf Hitler telles qu’il les formula en 1933. Il n’était pas le seul à penser ainsi. La théorie de l’eugénétique, apparue au dernier quart du XIXe siècle, considérait les épileptiques, les aliénés, les aveugles, les malformés, les criminels et autres êtres socialement faibles comme une menace pour la race humaine. Pour affirmer cela, ces adeptes se réclamaient, sans fondement scientifique, du darwinisme. Ils pensaient en effet que s’ils étaient maintenus en vie « artificiellement » dans des asiles, ces « handicapés » transmettraient leurs tares et compromettraient la qualité des générations suivantes.

Une nation devait donc pouvoir se protéger d’eux si elle voulait éviter le déclin. Et c’est bien ce qu’ont fait  les nazis. Pour les malades mentaux, ils ont mis au point un programme de stérilisation forcée. Le fait n’était  pas si exceptionnel dans le monde occidental de l’entre-deux-guerres. Vers 1920, la stérilisation était obligatoire dans 25 états des États-Unis pour les criminels et ceux qui avaient été considérés comme génétiquement déficients.

Mais les nazis n’étaient pas motivés uniquement par la seule logique eugénétique. Les coûts d’hospitalisation intervenaient également dans le raisonnement et finit par les amener à assassiner  les malades mentaux. Des médecins et des psychiatres prêtent leur collaboration à cette « tâche », notamment en sélectionnant les patients qui devaient mourir. De plus, les premières expériences au gaz zyklon-B on les effectuait  sur des malades souffrant d’une vulnérabilité psychique  dans une institution des environs de Dresde.