Trépanation

 

Afin de remédier à la folie l’on a entrepris  aussi la recherche des solutions ‘terrestres’ à côté du recours aux moyens ‘magiques’. Étant donné que la  maladie mentale était imputée à un esprit malin dans la tête, l’on transperçait  le crâne du malade mental pour faire échapper ainsi cet  esprit.

Les exorcismes rituels de l’esprit malin ou du diable représentent également une réponse traditionnelle à la folie.

Esprits en colère, châtiment d’un dieu ou envoûtement par une sorcière, autant d’explications évidentes pour une chose aussi incompréhensible que la maladie mentale. Dans les cultures dites traditionnelles – que ce soient les Twa congolais, les Inuits canadiens ou les anciens Belges –, le recours aux causes extérieures est fréquent pour expliquer la folie.

Pour délivrer le malade de son mal, il existe des possibilités fort diverses mais il s’agit toujours de chasser les esprits malins du corps, et ce, de manière surnaturelle de préférence. On utilise des herbes dont le nom ou la forme évoquent éventuellement la folie. Cueillies à la pleine lune, elles sont encore plus efficaces. Les potions composées d’ingrédients les plus divers, les sacrifices aux dieux et l’invocation des ancêtres ont largement cours dans ce monde magique. Les exorcismes rituels de l’esprit malin ou du diable représentent également une réponse traditionnelle à la folie. Chants, danses et prières sont souvent associés à toutes ces pratiques.

Parfois, on se tourne toutefois vers des solutions plus matérielles. Comme on impute la folie à la présence d’un esprit malin qui se serait logé dans la tête du malade, on tente parfois de le faire s’échapper en perçant un trou dans le crâne. On a ainsi retrouvé dans différentes cultures des crânes trépanés sur lesquels du cartilage s’est reformé autour des bords de la blessure. Cela prouve que le malade a survécu un bon moment à l’intervention alors que ces sociétés ne connaissaient pratiquement aucun mode d’anesthésie ni de désinfection.

Quelle que soit la solution choisie, les cultures traditionnelles évoquées ci-dessus cherchent la cause de la folie à l’extérieur de la personne. Les premières sources situant l’origine de la maladie dans le malade même ne remontent qu’à la Grèce antique.

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